Analyse des grèves dans le secteur privé en France en 2024

Par L'équipe rédaction PocketNew

Publié le février 9, 2026

Analyse des grèves dans le secteur privé en France en 2024

En 2024, la France a enregistré une diminution notable des grèves dans le secteur privé, marquant une rupture significative avec l’année précédente. Ce contraste s’explique en partie par la fin des grandes mobilisations sociales de 2023, principalement liées à la réforme des retraites. Découvrez les détails de cette évolution et les secteurs les plus impactés.

L’essentiel à retenir

  • Une réduction de plus de deux tiers des grèves en 2024 par rapport à l’année précédente.
  • Les grandes entreprises de plus de 500 salariés sont davantage touchées par les mouvements sociaux que les petites structures.
  • Les revendications se concentrent principalement sur les salaires et les conditions de travail.

Réduction des grèves en 2024

En 2024, seulement 1,6% des entreprises privées de dix salariés ou plus ont vécu une ou plusieurs grèves, contre 2,7% en 2023, selon la Direction de l’Animation de la recherche, des Études et des Statistiques (Dares). Cette baisse s’explique par la fin des tensions sociales qui avaient marqué l’année précédente, notamment à cause de la réforme des retraites.

Les grèves ont également diminué en termes de durée. L’année 2024 a comptabilisé 62 jours de grève, une nette diminution par rapport aux 171 jours enregistrés en 2023.

Les secteurs les plus touchés

Les secteurs de la fabrication de matériels de transport, d’équipements électriques, et l’enseignement, la santé et l’action sociale privés sont ceux qui ont connu le plus de grèves, avec respectivement 5,5%, 4,3% et 4,5% des entreprises concernées. Ces chiffres soulignent une concentration des mouvements sociaux dans certains domaines spécifiques.

Le secteur des transports, bien que toujours largement touché, a vu ses jours de grève diminuer de moitié, passant de 894 jours pour 1 000 salariés en 2023 à 403 jours en 2024. L’industrie a également connu une réduction similaire, avec ses jours de grève presque divisés par trois.

Motifs des grèves

En 2024, les grèves ont principalement été motivées par des revendications salariales, représentant plus de la moitié des cas. Les conditions de travail et le temps de travail ont également été des motifs de protestation en forte augmentation par rapport à l’année précédente.

Les réformes politiques, qui avaient été un facteur majeur en 2023, ont pris moins d’importance dans les revendications de 2024.

Contexte historique et comparaisons internationales

Historiquement, la France a souvent été le théâtre de mouvements sociaux intenses, notamment dans le secteur public et les grandes industries. En 2023, les grèves avaient atteint un sommet en raison des réformes des retraites, illustrant la capacité des syndicats français à mobiliser massivement.

À l’international, certains pays européens comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni ont également connu des grèves significatives, souvent en réponse à des politiques économiques ou sociales jugées défavorables par les travailleurs. Les comparaisons internationales montrent que la France, bien que souvent perçue comme un pays de grèves, n’est pas isolée dans ce phénomène.

Source : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/les-greves-en-2024

lrbeh