Décisions internationales à Paris pour freiner les cryptofinancements du terrorisme
Par L'équipe rédaction PocketNew
Publié le mai 23, 2026

Imaginez une salle de conférence à Paris, où des délégués du monde entier se réunissent pour confronter une menace invisible mais très réelle. Vous êtes invités à un événement où les nouvelles technologies, souvent perçues comme une opportunité, sont examinées sous un autre angle : celui des outils potentiels de financement du terrorisme. Alors que les discussions s’intensifient, vous comprenez l’ampleur du défi qui se pose aux dirigeants du monde entier. Que se passe-t-il lorsque des innovations financières se retrouvent entre de mauvaises mains ? Lisez la suite pour découvrir comment cette question a été abordée.
Les 3 infos clés
- Une déclaration commune a été adoptée par plus de 70 délégations pour lutter contre le financement du terrorisme, ciblant particulièrement les cryptoactifs et les messageries numériques.
- Les stablecoins et wallets non hébergés, étant difficiles à tracer, sont épinglés comme des instruments potentiels de financement illicite.
- Le GAFI est sollicité pour renforcer les normes et appliquer la « travel rule » aux plateformes crypto, similaire aux pratiques bancaires traditionnelles.
Mesures prises lors de la conférence No Money For Terror
Dans le cadre de la conférence No Money For Terror, tenue à Paris, une déclaration commune a été adoptée par plus de 70 délégations internationales. Ces délégations ont convenu de la nécessité de s’attaquer aux nouvelles technologies, notamment les cryptomonnaies, qui sont utilisées par les groupes terroristes pour des financements illicites. Les discussions ont également porté sur les plateformes de crowdfunding et les messageries instantanées, identifiées comme des accélérateurs du financement du terrorisme.
Rôle du GAFI et application de la travel rule
Les États participants ont sollicité l’intervention du GAFI, l’organisme international en charge de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Une des priorités est de renforcer la « travel rule », qui oblige les plateformes de cryptomonnaies à échanger des informations sur l’identité des parties lors d’une transaction. Cela vise à empêcher que certaines juridictions ne deviennent des refuges pour les fonds terroristes.
Évaluation des stablecoins et wallets non hébergés
Les stablecoins, dont la valeur est indexée sur une monnaie traditionnelle, et les wallets non hébergés, contrôlés uniquement par leur propriétaire, ont été particulièrement scrutés. Le GAFI est chargé d’évaluer comment ces instruments pourraient être exploités pour financer le terrorisme et de proposer des mesures de protection adaptées, tout en préservant leur développement légitime.
Coopération entre le secteur public et privé dans la lutte contre le financement du terrorisme
Les délégués ont souligné la nécessité d’une coopération renforcée entre les plateformes d’échange, les acteurs du secteur crypto et les autorités publiques. Il est crucial que les plateformes collaborent avec les enquêteurs, de manière similaire aux banques traditionnelles, pour faciliter l’accès aux données transactionnelles en cas d’enquête.
Les implications des nouvelles technologies sur le financement du terrorisme
En 2026, la question du financement du terrorisme par le biais des nouvelles technologies demeure un sujet brûlant. Outre les cryptomonnaies, les innovations telles que les réseaux de blockchain et les applications de messagerie cryptée jouent également un rôle central dans les débats. Les avancées technologiques, bien que bénéfiques à bien des égards, créent des zones d’ombre dans lesquelles les activités illicites peuvent prospérer. Les plateformes décentralisées, par exemple, posent un défi unique aux régulateurs, car elles fonctionnent sans une autorité centrale, rendant la traçabilité des transactions complexe.
Enjeux plus larges du secteur financier face au terrorisme
L’année 2026 voit également le secteur financier global confronté à des défis croissants liés au financement du terrorisme. Les réseaux criminels trouvent des moyens ingénieux pour contourner les systèmes de sécurité existants. Des acteurs majeurs, comme SWIFT et les grandes banques centrales, travaillent ensemble pour renforcer leurs protocoles de sécurité. En parallèle, des collaborations internationales se multiplient, impliquant des organisations telles que l’ONU et le FMI, pour surveiller et contrôler les flux financiers à risque.
Les discussions autour de la réglementation des cryptomonnaies sont de plus en plus fréquentes, avec des pays comme les États-Unis, la Chine et l’Union européenne qui cherchent à établir un cadre législatif commun. L’enjeu est de taille : parvenir à équilibrer la protection contre les abus et la promotion de l’innovation technologique. Le défi consiste à garantir que les nouvelles réglementations n’étouffent pas les opportunités économiques offertes par ces technologies émergentes.