Usage problématique sur Instagram : la vision d’Adam Mosseri
Par L'équipe rédaction PocketNew
Publié le février 19, 2026
Lors d’un procès marquant à Los Angeles, Adam Mosseri, le dirigeant d’Instagram, a présenté une distinction ambiguë entre « usage problématique » et « addiction » en réponse aux accusations visant les réseaux sociaux. Ses remarques soulèvent des questions cruciales sur la responsabilité des plateformes numériques envers leurs utilisateurs, en particulier les plus jeunes.
L’essentiel à retenir
- Adam Mosseri, patron d’Instagram, distingue « usage problématique » et « addiction » lors d’un procès.
- Les régulateurs européens critiquent les mécanismes des plateformes qui encouragent des comportements compulsifs.
- La reconnaissance légale de l’addiction pourrait entraîner des conséquences judiciaires et réglementaires majeures.
Un procès aux enjeux importants
Le procès à Los Angeles met en lumière des préoccupations croissantes concernant l’influence des réseaux sociaux sur les jeunes. Meta, la société mère d’Instagram, est accusée de concevoir des fonctionnalités qui incitent à une utilisation excessive des plateformes. Adam Mosseri, au cœur de cette controverse, a défendu l’idée que l’utilisation prolongée des réseaux sociaux constitue un « usage problématique » plutôt qu’une « addiction ». Cette position s’oppose à celle de nombreux experts et régulateurs qui soulignent les dangers du design addictif.
La distinction entre usage et addiction
Mosseri établit une comparaison entre le temps passé sur Instagram et le visionnage compulsif de séries Netflix, affirmant que ce dernier n’équivaut pas à une addiction clinique. Il admet toutefois ne pas être un spécialiste de la santé, mais se base sur ses expériences personnelles pour nuancer ses propos. Cette distinction sémantique est cruciale pour Instagram, car reconnaître une addiction pourrait avoir des répercussions juridiques et économiques considérables.
Les régulateurs européens et la question de l’addiction
En Europe, les régulateurs ont commencé à décortiquer les mécanismes des plateformes, tels que le défilement infini et les algorithmes de recommandation, qui sont accusés de promouvoir des comportements compulsifs. Bruxelles a déjà pris des mesures contre TikTok pour son design jugé trop addictif. Ces démarches pourraient influencer le verdict du procès en cours, et une reconnaissance officielle de l’addiction pourrait renforcer la mise en place de nouvelles régulations plus strictes.
Conséquences potentielles pour Instagram et les réseaux sociaux
Si l’addiction était reconnue légalement, Instagram et d’autres plateformes pourraient faire face à une série de procès et à une surveillance réglementaire accrue. Cela pourrait également renforcer les initiatives européennes visant à limiter l’accès des adolescents aux réseaux sociaux, comme le prévoit la France pour 2026. Cette situation met en lumière les défis auxquels les géants technologiques sont confrontés dans l’équilibre entre croissance économique et responsabilité sociale.
Instagram et les défis des réseaux sociaux
Instagram, propriété de Meta, est depuis longtemps sous le feu des critiques pour son impact sur la santé mentale des utilisateurs, en particulier les jeunes. Depuis sa création, la plateforme a expérimenté diverses fonctionnalités pour maintenir l’engagement des utilisateurs, suscitant des débats sur les limites éthiques de ces pratiques. À l’échelle mondiale, elle est en concurrence avec d’autres géants comme TikTok et Snapchat, qui sont également surveillés pour leurs stratégies de rétention des utilisateurs. Les actions judiciaires et réglementaires actuelles pourraient remodeler l’avenir des réseaux sociaux et leur manière de gérer la question de l’addiction.